Déchets

Suivre la gestion des déchets

Le suivi de la gestion des déchets (coûts et production en T ou m3) permet de :

  • Connaître et calculer les charges liées à la gestion des déchets.
  • Déterminer et adapter les actions qui devront être mises en place afin de les réduire
  • Sensibiliser les collaborateurs sur leurs pratiques.
  • Communiquer auprès des salariés et clients les quantités évitées et valorisées…

Communiquer / sensibiliser

La communication est un point particulièrement essentiel pour les commerces. Afin de réduire son impact sur l’environnement et augmenter la pertinence de sa communication, le commerce peut :

Dématérialiser au maximum la communication externe et interne :

site internet, page professionnelle Facebook, envoi de newsletter... A noter : le mailing est consommateur d’énergie, il convient de l’utiliser à bon escient. 

Récupérer les piles et bouchons des clients et/ou des salariés.

Cette initiative permet de sensibiliser et collecter les déchets qui sont ensuite amenés à un point d’apport volontaire (PAV). 

 

Bon à savoir

thumb nouvo logo bouchonsL’association Les Bouchons d’Amour collecte les bouchons et les revend à Eryplast qui les recycle en palettes en plastique.
L’argent obtenu permet l’acquisition de matériel pour handicapés et de réaliser des opérations humanitaires ponctuelles.

Les associations relais en Nouvelle-Calédonie sont :

  • Calédoclean : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • SOS mangrove NC : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nos bouchons sont utiles ! voir l'animation

Participer à la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD

qui a lieu chaque année en novembre. « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ».

Les entreprises, les collectivités et les particuliers peuvent s’inscrire à la SERD afin de mettre en place une action ponctuelle (proposer aux clients de venir avec leurs contenants) ou débuter une action pérenne (ne plus donner de sac de caisse à usage unique, mettre en place le tri).

Quelques pistes :

  • Consommer mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés)
  • Produire mieux (produits éco-conçus)
  • Prolonger la durée de vie des produits (réparation et don)
  • Jeter moins (lutte contre le gaspillage alimentaire, compostage...)

Réduire au moment de l'achat

Ne pas donner de sac de caisse à usage unique ou le rendre payant

Les bénéfices :

  • Faire évoluer le comportement du consommateur qui va limiter son usage de sacs plastique
  • Privilégier la réutilisation avec le sac cabas

Télécharger la fiche Sac de caisse : lequel choisir ?

Bon à savoir

Un sac plastique à usage unique est fabriqué en 1 seconde, est utilisé 20 minutes et met entre 100 et 400 ans pour se dégrader dans la nature.
Sur les 300 millions de tonnes de plastique produites par an dans le monde, plus de 10 % finissent dans l’océan. Les animaux les plus touchés sont les tortues marines et les dauphins qui confondent les sacs plastique avec des méduses - mais aussi les oiseaux et les mammifères marins. Les sacs plastiques impactent fortement les mangroves en étouffant les racines des palétuviers.
Depuis le 1er juillet 2016, en France métropolitaine, l’usage des sacs plastique à usage unique est interdit.

Télécharger la fiche Règlementation des sacs plastique (CCI France)

Privilégier les produits permettant une réutilisation par recharge (cartouches, produits d’entretien, …)

  • les cartouches d’encre :

Considérées comme déchets dangereux, elles contiennent des composants très toxiques pour l’environnement (aluminium, plastique non biodégradable, oxyde de fer, résidus d’encres, plastique, tambour photoconducteur contenant de l’arsenic et du nitrate d’argent) qui pénètrent le sol et le contaminent.
En savoir plus.

Bon à savoir

En Nouvelle-Calédonie, deux entreprises proposent de recycler les cartouches d’encre : Imprim’Eco et Ilot Vert. Elles permettent d’économiser jusqu'à 60 % sur le prix des consommables tout en réalisant un geste écologique.

D'autres exemples de produits rechargeables :

Eviter le suremballage et favorise la commercialisation en vrac

  • Négocier avec les fournisseurs la reprise des emballages
  • Demander aux fournisseurs de livrer en vrac
  • Suggérer aux clients de venir avec leurs propres contenants (bocaux, boîtes...) pour les achats en vrac
  • Donner les cartons et autres emballages aux salariés, clients, entreprises voisines...

Voir sur la page de l’économie circulaire.

Bon à savoir

Officiellement lancé par Zero Waste France le 24 avril 2015, le Réseau Vrac réunit les acteurs de la vente en vrac afin de partager les expériences et développer l’offre.
Etude sur les bénéfices de la vente en vrac.

Mettre en place un système de consigne

La consigne est un système de gestion des emballages usagés qui consiste à séparer le prix de l'emballage, appelé dépôt de garantie ou consignation, de celui du contenu lors de l'achat. L'emballage reste la propriété du producteur ou du distributeur.

Objectifs de la consigne :

  • éviter l'abandon des emballages sur la voie publique ou dans la nature,
  • favoriser la réutilisation des emballages en évitant la dépense d'énergie induite par le recyclage de la matière première.

Le système de consigne peut s'appliquer à de nombreux types d'emballage (verre, métal, plastique...), qu'ils soient réutilisables ou mêmes jetables.
Limite de la consigne : selon plusieurs études et écobilans, l'intérêt de la consigne est conditionné en majeur partie par la distance parcourue par les emballages (favorable si cette distance est inférieure à 100 km pour un taux de recyclage de 91 %).

Trouver des alternatives pour limiter le gaspillage alimentaire

Le commerce peut agir à deux niveaux :

En interne avec :

  • l’organisation de sa cuisine,
  • le dosage des quantités,
  • la possibilité pour les salariés d’emporter les restes

Télécharger la fiche Aider les établissements de restauration commerciale à réduire leurs déchets

Sur ses clients en:

  • Informant sur les dates limites d’utilisation optimale (DLUO) et les dates limites de consommation (DLC)
  • Proposant des ateliers de cuisine
  • Proposant des gourmet bags

Télécharger la fiche Aider les commerçants et distributeurs à réduire le gaspillage alimentaire de leurs clients

L’Ademe a lancé une campagne de communication sur le gâchis alimentaire.

Bon à savoir

Les pertes alimentaires consommables des industries agroalimentaires, du secteur du commerce et de la distribution ou encore de la restauration collective et commerciale sont estimées chaque année, en France, à 2 830 000 tonnes*.
* Rapport du député Guillaume Garot : Télécharger le rapport

Réutiliser plutôt que jeter

Négocier avec mes fournisseurs la diminution et/ou la reprise des emballages

  • Demander aux fournisseurs d’effectuer leurs livraisons dans des emballages réutilisables (caisses en plastique par exemple)
  • Demander aux fournisseurs de mettre en place le système de consigne des emballages des produits, et les récupérer au moment de la livraison
  • Négocier de préférence avec des fournisseurs locaux
  • Vendre ou donner les emballages inutilisés

Voir sur la page de l’économie circulaire.

Gérer les invendus

  • Faire l’inventaire des produits
  • Distinguer les produits invendus des invendables : ce qui évitera de brader des produits qui peuvent encore trouver preneur
  • Evaluer le volume des invendus afin de déterminer le budget déstockage
  • Communiquer : annoncer les opérations pour écouler le stock sous la forme qui vous convient
  • Soldes
  • Opérations de promotion ponctuelle
  • Vente du stock à un déstockeur ou sur internet
  • Faire des dons aux salariés, aux clients, aux associations

Réparer pour prolonger la vie de l'objet

Favoriser le réemploi et la réutilisation des produits

  • Proposer à la vente/acheter des produits et des équipements de qualité dont la durée de vie est satisfaisante
  • Proposer à la vente des produits facilement réparables (pièces détachées)
  • Proposer aux clients un soutien dans la réparation de leur produit
  • Communiquer auprès des clients sur les initiatives ponctuelles ou permanentes de réparation

Quelques initiatives favorisant le réemploi et la réutilisation :

  • Une entreprise locale, Eco Recycle, répare les appareils électroménagers et leur donne une seconde vie
  • Les associations La Croix rouge et Saint Vincent de Paul collectent, trient et retouchent les vêtements afin de les revendre ou d’en faire des dons
  • Repair café

Bon à savoir

Le concept de Repair Café est apparu en 2009 à Amsterdam. Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel y sont disponibles pour faire toutes les réparations possibles et imaginables (vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres). Sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.
La réparation est gratuite. Le propriétaire de l’objet donne une contribution s’il le veut.

Zoom sur le premier REPAIR CAFE à NOUMEA : Colibris organise des Repair Cafés sur Nouméa. Pour plus d’info écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou page FB : Colibris Nouvelle-Calédonie.

Recycler en respectant les règles de tri

On distingue habituellement 3 grandes catégories de déchets classés en fonction de leur caractère dangereux :

  • Les déchets inertes (DI) : ne produisent aucune réaction physique, chimique, biologique en contact avec d’autres matières ; ne sont pas biodégradables, ne brûlent pas, ne présentent pas de caractère dangereux (le verre, le béton, les pierres, les tuiles et les céramiques, les briques, les terres, gravats...).
  • Les déchets non dangereux (DND) ou déchets industriels banals (DIB) : peuvent se détériorer, se décomposer, fermenter ou encore rouiller. Ils sont potentiellement recyclables ou valorisables (emballages plastique et carton, le papier, les déchets verts et organiques, les métaux...)
  • Les déchets dangereux (DD): contiennent des éléments nocifs ou toxiques pouvant générer des risques ou des nuisances particulières en raison de leur caractère inflammable, explosif, toxique, corrosif ou irritant.

Télécharger le guide des prestataires déchets de la CCI-NC

Bon à savoir

Il existe 6 filières de déchets réglementés en Nouvelle-Calédonie :

dechets

Des points d’apport volontaire gratuits sont en place sur les trois provinces. Les déchets sont ensuite recyclés ou valorisés.

Déposer les déchets réglementés (néons, DEEE, piles et accumulateurs...) vers les points d'apport volontaire appropriés.

Bon à savoir

Zoom sur l’éclairage, essentiel pour les commerces

Les tubes et autres lampes à décharge sont des déchets dangereux du fait de la présence de faibles quantités de mercure et de poudres fluorescentes (contrairement aux ampoules à filament classiques ou halogènes). Elles présentent un risque pour l’homme et l’environnement et ne doivent pas être mélangées avec d’autres déchets, ni remis aux ordures ménagères.

Le cas des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) :

  • Caractéristiques : produits d’équipements électriques et électroniques en fin de vie : appareils électroménagers, équipements informatiques et de télécommunication, lampes et matériel d’éclairage (sauf ampoules à filament)...
  • Conseils pratiques : Éviter de démonter ces appareils car certains DEEE peuvent contenir des substances dangereuses pour l’homme ou l’environnement : fluides frigorigènes, cartes électroniques, condensateurs tubes cathodiques.
    Remarques : Certains types de déchets sont prétraités localement (dépollution, dégazage...) avant un export vers des centres de démontage et de traitement à l’étranger.

Disposer des bacs et réaliser le tri sélectif des déchets (papier, carton, plastique, verre, canettes aluminium...)

47 000 tonnes de déchets de papier et d’emballage sont produites par an en province Sud. Actuellement 95% de ces déchets sont enfouis à l’ISD de Gadji, ils représentent un fort potentiel de valorisation par le recyclage.

Bon à savoir

La province Sud projette de réglementer la filière « papier – emballage ».
Sont concernés :

  • les emballages (cartons, plastique, métaux, verre), les contenants (ex : pots de yaourt, canettes), à la cartonnette de présentation
  • le carton
  • les palettes
  • les papiers (journaux, revues, magazines...)

La province Nord projette de réglementer la filière « papier, carton, revues, journaux, magazines ».

  • utiliser les équipements proposés par les communes (PAV ou déchèteries)
  • solliciter un prestataire privé pour collecter et traiter les déchets triés
  • composter vos déchets organiques

 Bande dessinée « Un caillou bien net ».

Gérer les déchets dangereux dans le respect de l'environnement via des prestataires spécialisés

Ces déchets ne doivent pas être jetés dans les ordures ménagères car ils contiennent des produits toxiques.
Exemples de déchets dangereux : aérosols, emballages souillés ayant contenu des produits dangereux (voir pictogramme « danger » comme sur les pots de peinture, les vernis, les huiles...), tubes fluorescents, fluides frigorigènes...

Recycler les huiles de friture usagées (label Assiette verte)

Les huiles alimentaires usagées sont constituées principalement des huiles de friture et accessoirement des huiles de cuisson.
Elles proviennent des industries agro-alimentaire, des restaurations privées et collectives, des métiers de bouche (traiteurs, charcutiers...), et des particuliers.
Les huiles alimentaires génèrent des nuisances et des surcoûts quand elles sont mal gérées :

  • Rejetées à l’égout, les huiles bouchent les canalisations avec un risque d’inondation et d’odeur, et elles surchargent les stations d’épuration.
  • Rejetées dans la nature, elles asphyxient les cours d’eau.
  • Jetées aux ordures ménagères, elles perturbent le fonctionnement des installations de traitement des déchets ménagers.

Pour une bonne valorisation, les huiles ne doivent pas être mélangées avec d’autres déchets.
Pour plus d’info : voir le label Assiette verte.

Retour d'expérience du restaurant l'Edzen sur le recyclage des huiles de friture